Mémoire de fin d'études, quand tu nous tiens !

Publié le 19 Décembre 2012

Après des dizaines de formulations, reformulations, questionnements, rendez-vous de suivi pédagogique avec mon tuteur de mémoire, recherches documentaires, de nouvelles reformulations et ainsi de suite.... après un long et lourd cheminement, donc, voici enfin mon sujet de mémoire validé :

"En quoi les émotions négatives suscitées par la connaissance de l'histoire de vie d'un patient, peuvent-elles influencer le soin relationnel proposé par le soignant?"

En clair... peut-on rester dans son rôle de soignant avec un patient qu'on n'a pas envie de soigner ? Etre bientraitant avec un patient maltraitant ? Bienveillant avec un patient qui ne l'est pas ?

Ce questionnement me semblait intéressant du fait qu'on entend souvent parler du débordement des émotions chez le soignant, mais principalement de celles qui rentrent de le cadre des valeurs professionnelles "politiquement correctes", comme la bienveillance ou l'empathie, qui peuvent vite débouler sur de la compassion ou de la sympathie.....

Mais les émotions dites "négatives", en opposition totale avec les valeurs soignantes ? le sentiment de colère ou d'hostilité qu'on peut ressentir face au patient pédophile, à celui qui bat se femme, ou qui vient de tuer une famille entière sur l'autoroute parce qu'il avait trop picolé la veille ? Que faire de notre envie de clouer un patient au pilori au moment de le soigner ? Nous sommes soignants mais nous n'en restons pas moins des humains, avec leurs émotions et leurs limites, leurs valeurs personnelles qui parfois se confrontent à leurs valeurs professionnelles... et qui compliquent la tâche du fait que malgré tout, permanence de soins et déontologie professionnelle oblige, on doit prendre en charge ces patients au même titre que tous les autres... Alors comment faire dans de tels cas de figure ?...

Rédigé par Cécile

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